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La Hollande, l’autre pays du vélo

Il y a des vélos partout aux Pays-Bas ! Plus encore que vous n’imaginiez. Et puis il y a toutes sortes de vélos  aux Pays-Bas. Des vieux vélos, des vélos neufs, des vélos hollandais, des vélos anglais, des vélos de course, des vélos-cargos, des triporteurs, des charrettes pour transporter les courses, les enfants, la voisine, le chien…

À Groningen comme à Amsterdam, la circulation de tout ce beau monde se fait de façon beaucoup plus anarchique qu’à Copenhague ! Ici, nulle loi ne vient régenter la circulation de tout ce beau monde, qui se déplace à une moyenne kilométrique beaucoup moins effarante. Alors parfois, on ferme les yeux, et… ça paaaaaasse ! De 4 à 106 ans, tout le monde se déplace à vélo. On a vu des petits bouts de choux sillonner les villes seuls, sur le chemin du retour de l’école, leurs cartables sur le dos, tout naturellement.

Parce qu’il faut quand même le dire, aux Pays-Bas tout est fait pour les vélos. Les pistes cyclables sont gigantesques, parfois plus larges que les voies pour les voitures, et il y en a vraiment partout. Le pays tout entier est sillonné de voies réservées aux cycles, qui traversent les polders sur les digues, loin de la circulation automobile. La seule difficulté consiste à comprendre le système des « Knooppunten », ces petits numéros qu’on trouve à tous les carrefours, et qui, si on possède les cartes sur lesquels ils sont reportés, permettent de suivre un itinéraire très facilement. Heureusement que Jacqueline et Sami, nos hôtes de Groningen, nous ont tout bien expliqué ! « Et maintenant, c’est par où ? » « 19 – 54 – 76 – 29 – 33 » On n’a pas encore joué au Loto avec nos itinéraires, mais c’est tentant !

Et puis saviez-vous que c’est très joli les Pays-Bas ? On s’attendait à des paysages un peu mornes et tous plats, alors oui, c’est très très plat, mais c’est surtout très très joli. Nous avons traversé la région du Friesland, carte postale sur carte postale. Des pâturages à perte de vue, des canaux partout, et des moulins, des vaches et des chevaux joliment parsemés sur le bord du chemin. Le tout avec de belles éclaircies. Il a beaucoup plu, mais nous avons vite compris le principe des « regendouche », littéralement des « douches de pluie ».  La première fois on a mis nos équipements de pluie, et continué à rouler, pour être trempés jusqu’aux os à la fin de l’averse, 5 mn plus tard. Les fois suivantes, nous nous sommes abrités, qui sous un porche de maison, qui dans un vieux moulin transformé en musée, qui sous la bâche qu’on n’avait pas dépliée depuis la Norvège, en attendant la fin de la douche, pour repartir avec les lunettes de soleil sur le nez !

Et puis aux Pays-Bas, les villes sont très jolies aussi, et pleines de petits cafés confortables, où les « koffie med gebak » étaient toujours à tomber. « Appeltaart, appelflap, broodje », c’est bon on sait parler néerlandais !

A Amsterdam, c’est Robin qui nous a accueilli chez lui pour quelques jours, à Groningen Jacqueline et Sami nous ont régalés de bons vins et d’histoires, et puis à Venhuizen et Breda on a eu la chance de dormir chez Remco et Petra puis chez Dim et Marieke, après deux journées drôlement grises et pluvieuses. On trouve le réseau Warmshowers toujours aussi magique, merci à tous nos hôtes qui nous ont toujours régalé de délicieux repas en plus de nous avoir permis de prendre de bonnes douches chaudes et de dormir bien à l’abri ! Quel bonheur aussi de discuter à perdre haleine, de voyages, de vélo, de culture locale, et de repartir avec la sensation délicieuse de s’être fait de nouveaux amis et de comprendre un peu mieux le pays que l’on traverse !

Prochaine étape, la Belgique, on se rapproche drôlement !

 

Dans les prunelles de Zelie 2

La Maman de Stina parle français, et puis aussi Sami. Robin sait dire quelques mots comme « Ouais, salut, je m’appelle Robineuuu ». Mais les autres, pffffff, je peux pas leur parler, je peux pas jouer avec eux. Enfin, de toute façon, on change toujours de pays. On est encore au Danemark là ? Non ? On est au Pays Bas ? Ah … Bon !

Cache-cache et moi on parle Pastèque. J’essaye de l’enseigner à Maman et Papa sur le vélo, mais ils comprennent rien. Merci, on dit « taklapi »  mais aussi « dankarti ». Ca dépend. Et aussi « couicloupi ». Ça dépend.

J’ai visité plein de maisons chez les gens. Je trouve des trésors. Chez Andreas, j’ai fait des « plaquettes » de trains, chez Signe j’ai trouvé des petits chats bleus, chez Jacqueline des instruments de musique, chez Remco des petites maisons de poupées. Novi, lui, il veut toujours me prendre les jeux des mains, mais maintenant je lui dit « Nee » !!

Je sais dire « Are you ready » en anglais. Papa il a appris l’anglais en Écosse, avant, quand j’étais une petite graine.

Sur le vélo, on joue à plein de jeux : le roi du silence au bout de la France, ni oui ni non ni ouais ni nan, je vois avec mes petits yeux… Mon préféré c’est quand je pense à quelque chose  et que Papa et Maman doivent deviner en posant des questions. Aussi je raconte des histoires de lapin. C’était une fois un lapin qui creusait un tunnel. Il construisit une porte puis creusit un autre tunnel et il se couchait. Mais il était coincé dans la maison. Alors il creusit un tunnel et puis encore une porte. Bon, Maman elle veut pas écouter mes histoires. Elle dit que je parle tout le temps. Mais moi j’ai tous les animaux du monde et je sais quessqifon les lapins. Papa il veut que j’aie des problèmes avec les lapins pour mieux raconter mes histoires. Bon, c’est un lapin qui avait un problème, alors il creusit un trou et puis une porte ….

J’aime bien trafiquer les photos de mon appareil. Je peux faire des trucs rigolos avec les couleurs et puis aussi les formes et les étoiles.

Sur le bord de la route on a vu des animaux morts. Les pauvres zanimaux ! Une faisanne, elle avait l’aile cassée sous un rocher ! Le chat de Baba aussi il est mort, comme Grand Père.

Le vent est très fort dans les « Néderlandes ». Des fois la pluie tombe si vite qu’on se cache sous une bâche comme les fantômes. Maman elle a eu si froid qu’on est allé au restaurant à midi. Papa a rien dit mais il était content aussi. De toute façon, l’hôtel c’est comme la maison mais sans la cuisine. On est obligé de faire les pâtes dans la salle de bains et moi j’ai pas le droit d’ouvrir la porte du couloir quand on fait cuire les pâtes.

Des fois on va au musée des enfants, c’est grand et on peut faire plein d’expériences et je m’amuse beaucoup mais papa et maman trouvent qu’il y a trop de bruit. Pfff, c’est juste comme à la cantine. Alors après on va au musée des grands, c’est vrai que c’est grand. On joue à trouver des choses dans les tableaux et à raconter ce qu’on voit mais les gardiens disent toujours qu’il ne faut pas monter sur les épaules de papa mais moi je ne vois rien en haut et puis qu’on est jamais au bon endroit pour dessiner. Et puis c’est trop long. C’est quand qu’on retourne au musée des enfants ?!

La nuit, c’est comme la balle qui tourne. Elle tourne, elle tourne et on arrive dans le noir de l’ombre de la lumière. Mais au Pays des éléphants, il fait jour. Papa, il m’a montré un livre qui dit que les feux chauffent la terre et que c’est compliqué quand elle a la température… Bientôt on arrive chez Papi et Mamie. Mais avant on va encore changer de pays je crois. Je vais pouvoir manger des frites et des gauffres là bas ! Mais y aura plus de moulin pour faire remonter de l’eau comme à la piscine !

Quand j’arriverai, j’aurai des cartes postales de Swann !!!!!!!!