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Le plat pays

On dirait bien que Jacques Brel n’avait jamais fait de vélo au Danemark ni dans le sud de la Suède, ni encore aux Pays-Bas ! Parce que finalement, on a retrouvé quelques côtes en Flandres, après des semaines de plat intégral. Enfin, rien de comparable aux difficultés norvégiennes, si ce n’est l’humidité qui continue de nous poursuivre…

La traversée de la Belgique est pour nous l’occasion de retrouver des copains, d’abord Griet, Nico et Thibe à Nijlen, près d’Anvers. C’est un couple que nous avions rencontré à Mandal, oui oui, tout là-bas au fin fond de la Norvège. Seule famille avec enfants que nous ayons vue sur la partie norvégienne du voyage, ils voyagent en Pino, ces drôles de tandems avec un vélo droit derrière un siège de vélo couché. C’est un plaisir de les retrouver et de passer une nuit chez eux, et de pouvoir évoquer nos chères Alpes qu’ils connaissent si bien, et même le cordonnier de notre rue chez qui ils ont déjà fait faire des chaussons d’escalade sur mesure !

Nous avons eu l’occasion de découvrir un peu mieux la Belgique, un pays que nous ne connaissions quasiment pas, et de nous intéresser un peu à la division entre la Flandre et la Wallonie. Il était intéressant d’apprendre par exemple que l’apprentissage du français est obligatoire depuis longtemps en Flandre, alors que jusqu’à peu très peu de Wallons apprenaient le Flamand. En tout cas, nous avons été étonnés par la maîtrise qu’avaient les Flamands du français et aussi de l’anglais; pas un poissonnier ou un marchand de fromages qui ne fût capable de parler l’une des deux voire les deux langues ! Imaginez passer une commande en anglais à votre boucher, ou à la caissière du supermarché le plus proche !

A Bruxelles, nous avons eu la chance de revivre l’expérience de Copenhague, puisque cette fois c’est Bénédicte, une amie de Yannick de l’époque du Master 2 à Lille, qui nous a accueillis chez elle en son absence. Le temps de découvrir cette petite capitale où la circulation est très dense et très peu favorable aux cyclistes. Ce doit être le côté méditerrannéen de la Belgique; nous sommes bien plus au Sud ! L’entrée dans la ville, avec une carte routière très sommaire, et le long des docks industriels, a été un véritable calvaire !

Retrouvailles aussi avec Thomas, notre ancien colocataire grenoblois, et Mélanie et Aliocha, qui nous ont accueillis comme des rois et fait partager leurs petits coins préférés. Nous avons aussi eu l’occasion inédite de vivre une journée sans voitures à Bruxelles, un dimanche ensoleillé et calme qui nous a vus quitter la ville de façon bien plus agréable que notre arrivée ne l’avait été !