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Bergen-Paris à vélo, quel budget

Du Sud Norvégien à la capitale française, nous avons pédalé doucement mais surement, soit environ 2300 kilomètres en 73 jours.

Durant cette période, nous avons dépensé 6900 Euros, sans compter les billets d’avion Lyon Oslo.  Remis à l’échelle journalière, nous avons donc déboursé 95 euros par jour à deux adultes et un enfant.  Cette moyenne ne reflète pas les variations entre pays et les variations selon nos lieux et activités.

La nourriture n’a pas trop varié, environ 50 euros par jour pour de la nourriture de camping améliorée. Nous ne nous sommes pas privés au supermarché ou à l’épicerie, mais avons évité les restaurants dans lesquels il faut compter dans les pays du nord entre 60 et 120 euros pour trois.

Concernant le camping , le moins cher en Norvège s’est élevé à 15 euros et le plus cher à 35 euros. Nous sommes allé une seule fois chercher la chaleur d’un hôtel pour une nuit à… 80 euros.

En ville, nous avons réparé les vélos, acheté beaucoup de livres, etc soit environ 10 euros en moyenne, mais 30 euros les jours citadins. Les musées, aquarium et autres joyeusetés juvéniles et culturelles  ont vite fait grimpé la note, environ 60 euros les jours où s’était possible. Et puis, après un mois norvegien, nous nous sommes jetés sur les bons cafés des villes néerlandaises et danoises, soit environ 20 euros par jour.

Il faut donc différencier :

  • Les journées de bivouac ou warmshower, la plupart du temps en milieu rural pour environ 60 euros par jour ( 50 de nourriture et 10 de café).
  • Les journées de Camping pour 100 euros (50 de nourriture, 30 de camping, 10 de café et 10 d’autres achats annexes)
  • Les journées en villes (60 de nourriture – pour honorer l’accueil de nos hôtes warm shower, nous avons préparé de bons petits plats, 60 d’activités,  20 de cafés et 30 d’achats autres)

Comme nous n’avons pas tenu de cahier de compte, ce sont des ordres de grandeur issu de notre mémoire 4 mois après.

Pour être honnête, nous comptions dépenser un tiers de moins. La nourriture, alors même que nous étions prévenu a couté plus cher que prévu.

Asie du sud est, quel budget

Nous voilà arrivé et il est possible de faire un petit bilan financier.

Pour 90 jours de voyage, l’ensemble Depenses_globalesnous a coûté 8500 euros, soit environ 95 euros/jour pour deux adultes et un enfant.  Comme nous avions acheté les billets d’avions très en avance, c’est plutôt une dépense de l’ordre de 6500 euros qui s’est imposée à nous sur place.

Une fois en Asie du Sud Est, le coût journalier moyen a été de l’ordre de 65 Euros par jour. La moyenne Vietnamienne, si nous n’avions pas pris d’avion aurait pu être de l’ordre de 60 Euros par jour. Celle de la Thaïlande plutôt autour de 50-55 euros si vous ne faites aucun extra ni achat de souvenirs et cadeaux.Frais_Asie

Quelques éléments explicatifs :

  • Le déplacement : nous avons emprunté les bus, touk-touks et songtheows locaux. Les enfants de moins de 5 ans ne payent pas dans la plupart des cas si vous acceptez de pouvoir les prendre sur les genoux. Les locations de scooter (1 scooter pour trois) coutent entre 4 et 11 dollars US selon votre localisation.
    • En Thailande, les touks-touks prennent de l’ordre de 50 cent d’euro le kilomètre, plus quand on est beaucoup. En Thaïlande les transports sont globalement très peu chers et de bonne qualité. Nous avons pris un avion local pour 40 euros par personne (Bangkok-Khon Kaen), le jour même directement à l’aéroport.
    • La moyenne explose pour le Vietnam parce que nous avons pris deux avions, un train de nuit dans la meilleure classe possible et un bus de nuit, le tout dans un laps de temps très court. Si vous prenez uniquement des bus de jour, les ordres de prix sont les mêmes que dans les autres pays d’asie du Sud est.
  • L’hébergement : entre 8 et 12 dollars US en moyenne pour une chambre double dans les hôtels d’entrée de gamme, sans prendre la clim. Compter le triple à Bangkok, si vous voulez un peu de calme. Il est possible de trouver moins chers en dortoir notamment si vous êtes seul, mais avec un enfant le coût devient équivalent. En Thaïlande, les chambres doubles entre 5 et 8 dollars tendent à l’insalubrité (cela explique le léger surcoût par rapport aux autres pays dans notre budget). Visitez avant. Et donc, ne réservez pas à l’avance, sauf si un festival particulier se déroule pendant votre séjour. Dans les mégapoles et capitales, réservez au moins la première nuit.
  • La nourriture : La Thaïlande est vraiment peu chère. Dans les restaurants de rue vous trouverez des plats entre 1 et 1,5 euros. Au Vietnam, comptez entre 1,5 et 2 euros par plat. La nourriture est beaucoup plus chère au Laos dans les zones touristiques. Il faut dire qu’on a craqué pour des ptit dej à l’européenne, tout comme au Cambodge, ce qui fait augmenter le coût de bien 5 euros par jour (à trois). Au Cambodge on a évité les resto de rue et donc les prix ont augmenté aux alentours de 3.5 euros le plat. A cela rajoutez les fruits pour le goûter et l’eau en bouteille, plus rarement quelques bières et on s’en tire pour entre 10 et 15 euros  par jour pour trois personnes.
  • Les frais bancaires : Compter mini de 5 à 8 % de vos dépenses.
  • Les visas : tout dépend de votre temps de séjour, mais comptez 30 euros minimum pour un mois ou plus dans les pays. Sans compter les dessous de table aux frontières terrestres un peu compliquées (de 2 à 10 dollars par passeport).

A cela vous ajoutez les achats secondaires et les activités. Tout dépend de ce que vous voulez faire. Pour nous :

  • Activités : Rentre en compte ici les entrées payantes aux musée, zoo, parc à éléphant, piscine, parc à jeux et autres temples très touristiques. Les massages aussi. La moyenne Thaï est de 14 euros par jour. Nous avons pris un guide très cher dans une partie montagneuse ce qui fait augmenter un peu le coût journalier. Au Cambodge l’entrée aux temples d’Angkor est de 40 euros par personnes pour un pass trois jours ce qui porte à 9 euros pas jour le coût moyen là bas.
  • Autres achats : principalement les souvenirs et cela dépend de chacun.

Il est tout à fait possible de voyager pour 40 euros par jour pour une famille. Cela implique de toujours manger dans la rue, de ne prendre qu’une chambre toujours bon marché, de ne pas prendre l’avion ni les bus les plus chers, de ne pas être passionné par les parcs nationaux (très chers), de limiter un peu les activités, d’aller en zone non touristique, de ne pas passer de longs séjours dans les grandes villes, de ne pas se faire un extra, puis un autre, puis un autre et … de tenir un carnet de compte. Nous comptions dépenser 50 euros par jour mais avions le budget pour faire plus, résultat, sans faire de folies mais en se faisant plaisir, nous arrivons à 65 euros par jour !

 

Siestes en pagaille

C’est fatigant de voyager !

Dans les prunelles de Zelie 2

La Maman de Stina parle français, et puis aussi Sami. Robin sait dire quelques mots comme « Ouais, salut, je m’appelle Robineuuu ». Mais les autres, pffffff, je peux pas leur parler, je peux pas jouer avec eux. Enfin, de toute façon, on change toujours de pays. On est encore au Danemark là ? Non ? On est au Pays Bas ? Ah … Bon !

Cache-cache et moi on parle Pastèque. J’essaye de l’enseigner à Maman et Papa sur le vélo, mais ils comprennent rien. Merci, on dit « taklapi »  mais aussi « dankarti ». Ca dépend. Et aussi « couicloupi ». Ça dépend.

J’ai visité plein de maisons chez les gens. Je trouve des trésors. Chez Andreas, j’ai fait des « plaquettes » de trains, chez Signe j’ai trouvé des petits chats bleus, chez Jacqueline des instruments de musique, chez Remco des petites maisons de poupées. Novi, lui, il veut toujours me prendre les jeux des mains, mais maintenant je lui dit « Nee » !!

Je sais dire « Are you ready » en anglais. Papa il a appris l’anglais en Écosse, avant, quand j’étais une petite graine.

Sur le vélo, on joue à plein de jeux : le roi du silence au bout de la France, ni oui ni non ni ouais ni nan, je vois avec mes petits yeux… Mon préféré c’est quand je pense à quelque chose  et que Papa et Maman doivent deviner en posant des questions. Aussi je raconte des histoires de lapin. C’était une fois un lapin qui creusait un tunnel. Il construisit une porte puis creusit un autre tunnel et il se couchait. Mais il était coincé dans la maison. Alors il creusit un tunnel et puis encore une porte. Bon, Maman elle veut pas écouter mes histoires. Elle dit que je parle tout le temps. Mais moi j’ai tous les animaux du monde et je sais quessqifon les lapins. Papa il veut que j’aie des problèmes avec les lapins pour mieux raconter mes histoires. Bon, c’est un lapin qui avait un problème, alors il creusit un trou et puis une porte ….

J’aime bien trafiquer les photos de mon appareil. Je peux faire des trucs rigolos avec les couleurs et puis aussi les formes et les étoiles.

Sur le bord de la route on a vu des animaux morts. Les pauvres zanimaux ! Une faisanne, elle avait l’aile cassée sous un rocher ! Le chat de Baba aussi il est mort, comme Grand Père.

Le vent est très fort dans les « Néderlandes ». Des fois la pluie tombe si vite qu’on se cache sous une bâche comme les fantômes. Maman elle a eu si froid qu’on est allé au restaurant à midi. Papa a rien dit mais il était content aussi. De toute façon, l’hôtel c’est comme la maison mais sans la cuisine. On est obligé de faire les pâtes dans la salle de bains et moi j’ai pas le droit d’ouvrir la porte du couloir quand on fait cuire les pâtes.

Des fois on va au musée des enfants, c’est grand et on peut faire plein d’expériences et je m’amuse beaucoup mais papa et maman trouvent qu’il y a trop de bruit. Pfff, c’est juste comme à la cantine. Alors après on va au musée des grands, c’est vrai que c’est grand. On joue à trouver des choses dans les tableaux et à raconter ce qu’on voit mais les gardiens disent toujours qu’il ne faut pas monter sur les épaules de papa mais moi je ne vois rien en haut et puis qu’on est jamais au bon endroit pour dessiner. Et puis c’est trop long. C’est quand qu’on retourne au musée des enfants ?!

La nuit, c’est comme la balle qui tourne. Elle tourne, elle tourne et on arrive dans le noir de l’ombre de la lumière. Mais au Pays des éléphants, il fait jour. Papa, il m’a montré un livre qui dit que les feux chauffent la terre et que c’est compliqué quand elle a la température… Bientôt on arrive chez Papi et Mamie. Mais avant on va encore changer de pays je crois. Je vais pouvoir manger des frites et des gauffres là bas ! Mais y aura plus de moulin pour faire remonter de l’eau comme à la piscine !

Quand j’arriverai, j’aurai des cartes postales de Swann !!!!!!!!

 

 

Ha det bra, Norge !*

 

Derniers jours en Norvège, nous voici arrivés à Kristiansand d’où nous prendrons un ferry pour le Danemark après-demain. Déjà presque un mois sur place, et trois semaines de vélo demain, quelques kilomètres et mètres de dénivelée à notre actif (pas tant que ça, mais bien assez eu égard à notre chargement – on a hâte de vérifier que le Danemark est plat !) et le moment de faire un petit bilan.

En Norvège, on aime :

  • La beauté des paysages, partout où nous avons roulé. Les fjords à l’eau claire, les montagnes qui tombent dedans, les petites cabanes de pêcheurs. C’est à tomber, surtout quand le soleil est de la partie !
  • La possibilité de camper partout (sur un terrain non clôturé, à plus de 150m d’une maison habitée). C’est tellement institutionnalisé que quand on a demandé où était le camping à Kristiansand, l’office de tourisme nous a donné les bons coins gratuits !
  • Les toilettes propres partout, vraiment propres, et vraiment partout (avec de l’eau et du papier !)
  • Les jeux pour enfants dans les magasins, pour que le marmot patiente en laissant ses parents faire les emplettes
  • Le Knekkebrød avec du Kaviar© et une rondelle de concombre
  • Les crabes déjà cuits à déguster au pique-nique, armés d’une bonne pierre pour ouvrir les pinces
  • Les buissons qui regorgent de framboises sauvages, de myrtilles et de fraises des bois
  • Les boîtes aux lettres décorées
  • Les magasins de laine pour tricoteuses de tous âges
  • Les jeux pour enfants (encore) des écoles et crèches laissés accessibles à tous après leur fermeture
  • Les wagons spéciaux dans le train… avec des jeux pour enfants ! (Pas plus chers que les autres)
  • Le wifi gratuit partout
  • Les cuisines/pièces à vivre des campings, chauffées, et parfaites pour les campeurs en tente
  • L’anglais parfait parlé par tous et à tous âges (on a d’ailleurs entendu plus d’une fois : « but you’re French ! And you speak English ?! »…)
  • Les voies piétons-vélos sur le bord des grandes routes, bien séparées de la circulation
  • Miriam de Haugesund
  • les jardins ouverts autour des maisons, sans haies ni barrières

On n’aime pas du tout :

  • Les fromages, surtout le Brunost et le Gamal Ost
  • Les magasins de centre ville qui ferment à 17h, parfois 15h !
  • Les fruits et les légumes de saison… collection printemps-automne : ou le bonheur de manger du chou, des pommes et des pommes de terre en août !
  • Le prix de la nourriture… et des cafés au café !
  • La façon de ne pas y toucher de certains Norvégiens, aussi peu enclins à révéler un bon coin à camper qu’un Ardéchois à donner un coin à champignons
  • Les voies piétons-vélos qui se finissent en arrêt de bus
  • La pluie,  la pluie, la pluie !
  • Les routes de bord de mer qui jouent aux montagnes russes, +30m -30m, très raides, tous les 500m

*au revoir, la Norvège !