Archives pour la catégorie Dans la peau de Zélie Malkovitch

Elle a 4 ans, toute sa tête et des choses à dire ! Liberté éditoriale totale pour cette reporter sans frontière toute équipée : jantes alliages, machina de fotos, langue bien pendue !

Dans les prunelles de Zélie 5

Bon, ça y est, c’est la fin. J’ai bien vu que ce n’était pas comme d’habitude, que les parents ont acheté plein de souvenirs, et même une nouvelle valise pour les rapporter. Et puis ils essaient de me préparer aussi, de me dire qu’on va avoir froid, et que ce sera la fin des vacances. Et qu’on va devoir mettre des manteaux et des chaussures fermées. Mais moi de toute façon ce que je veux c’est voir Swann et manger des gâteaux au chocolat.

On est dans la plus grande ville du voyage. Bangkok. C’est en Thaïlande, comme chez Romain mais pas au même endroit. À Bangkok il y a des temples. Mais des beaux,  avec des grand bouddhas tous dorés. Pas des vieux temples en ruine avec la forêt. Moi je pense tout le temps à Bouddha, comme les moines oranges.

À Bangkok on a pris le TBS, ou le SBT ou je sais plus mais c’était un train qui traverse toute la ville en l’air et on peut voir les grands immeubles. Maman voulait monter tout en haut du plus grand mais on n’a pas eu le temps. Je crois qu’elle est un peu déçue.

Moi j’aime bien les grandes villes. On trouve toujours plein d’activités pour moi. Par exemple on est allé dans une grande piscine tout en haut d’un grand grand magasin, et il y avait des toboggans géants et plein de copains. Et puis on a trouvé un musée pour les enfants où je pouvais être un vétérinaire, construire des villes, et jouer avec le son. Et  on est allé boire plein de chocolats chauds et des jus d’orange pour le goûter.

J’aimerais un peu rester ici mais il faudrait envoyer Swann dans un carton. Et puis aussi papy, mamie et baba. Et la maîtresse. Mais je ne suis pas sûre qu’elle va être gentille. Et papa a dit qu’il ne fallait pas trop lui parler de la Pastèque. Mais qu’on pourra lui raconter le voyage.

Et puis dans l’avion j’ai le droit de regarder un dessin animé. Ça va être chouette de rentrer !

PS : maman dit qu’on mettra les autres photos plus tard

Dans les prunelles de Zélie 4 : la genese de Cache-cache

Vous savez que la Pastèque a été le pays le plus bombardé du monde ? Tous les pays ont bombardé la Pastèque. En fait,  la Maman de Cache-Cache elle est morte avec une bombe. Et vous savez quel âge avait Cache-Cache ? À peine 1 an !! C’est pas beaucoup ça ? Enfin, il savait déjà parler, hein. Mais Cache-Cache, il était pas tout seul. Son Grand Père est arrivé et lui a dit : « Cache-Cache, ne t’inquiète pas, je connais une maman qui pourrait te prendre ». C’est comme ça que j’ai connu Cache-Cache. Je lui ai dit :  » Est ce que tu veux que je sois ta Maman ? » et il a répondu « oui ». Au début, il ne parlait que le Pastèque et moi le Français. Mais au bout d’un moment, on a appris à parler le Français et le Pastèque.

PS : image en entête, Cache-Cache et son vélo, celui sur lequel il y a  » tous les animaux du monde  »


 

 

 

A travers les prunelles de Zélie 3

Dans ces moments là, faut plus rigoler. On sourit au début puis on court, on court, le sol est pas droit et on saute dans les genoux de Papi et puis de Mamie.
Je me demande bien quand est ce qu’on va partir. J’étais prête à grimper dans la voiture sans dire au-revoir à mes parents, mais pfff, il faut descendre dans une mine.

On prend un ascenseur. Dans les tunnels, des monsieurs ramassent des cailloux. Le cheval bouge même pas. J’ai le droit de le caresser. Le monsieur qui parle il m’a donné la charge de la sécurité alors je marche derrière lui devant tout le monde. Je crois qu’il a été impressionné par mon gilet jaune.

Avant, les hommes, ils étaient des animaux et à Grenoble y avait des dinosaures. On les a trouvé dans une mine avec leurs os mal rangés. Avec des pinceaux on enlevait le sable des dinosaures pour trouver leurs squelettes.

Enfin, Cache-cache et moi, on a des animaux dinosaures aussi, tiens !

Papa et Maman ils arrêtent pas de dire que je dois rester sur la chaise au restaurant. Moi, je vois pas pourquoi  je pourrais pas manger par terre comme d’habitude… Moi, je connais un lapin qui avait perdu ses poils. Alors, il partit à la recherche de ses poils et il les a retrouvé dans la forêt ! Et puis après il a rencontré un chien qui avait perdu ses poils aussi…

Pfff… De toute façon c’est toujours froid. Je mangerai pas les blettes. Y a un gâteau au chocolat ? Bon, fais voir la cuillère !

Papa et Maman, ils arrêtent pas de me déranger depuis quelques jours. Je peux pas être peinarde toute seule. Papa, il veut toujours jouer avec les lego qu’il m’a acheté. Maman, elle veut me faire des bisous mais on se reverra dans quatre doigts de dodos. Allez Papi, appuie sur le champignon qu’on file avant qu’ils changent d’avis ! J’ voudrais pas m’faire coincer pour leur quatre derniers jours de vélos. Les sièges auto, les madeleines et les lits c’est mon paradis !

Dans les prunelles de Zelie 2

La Maman de Stina parle français, et puis aussi Sami. Robin sait dire quelques mots comme « Ouais, salut, je m’appelle Robineuuu ». Mais les autres, pffffff, je peux pas leur parler, je peux pas jouer avec eux. Enfin, de toute façon, on change toujours de pays. On est encore au Danemark là ? Non ? On est au Pays Bas ? Ah … Bon !

Cache-cache et moi on parle Pastèque. J’essaye de l’enseigner à Maman et Papa sur le vélo, mais ils comprennent rien. Merci, on dit « taklapi »  mais aussi « dankarti ». Ca dépend. Et aussi « couicloupi ». Ça dépend.

J’ai visité plein de maisons chez les gens. Je trouve des trésors. Chez Andreas, j’ai fait des « plaquettes » de trains, chez Signe j’ai trouvé des petits chats bleus, chez Jacqueline des instruments de musique, chez Remco des petites maisons de poupées. Novi, lui, il veut toujours me prendre les jeux des mains, mais maintenant je lui dit « Nee » !!

Je sais dire « Are you ready » en anglais. Papa il a appris l’anglais en Écosse, avant, quand j’étais une petite graine.

Sur le vélo, on joue à plein de jeux : le roi du silence au bout de la France, ni oui ni non ni ouais ni nan, je vois avec mes petits yeux… Mon préféré c’est quand je pense à quelque chose  et que Papa et Maman doivent deviner en posant des questions. Aussi je raconte des histoires de lapin. C’était une fois un lapin qui creusait un tunnel. Il construisit une porte puis creusit un autre tunnel et il se couchait. Mais il était coincé dans la maison. Alors il creusit un tunnel et puis encore une porte. Bon, Maman elle veut pas écouter mes histoires. Elle dit que je parle tout le temps. Mais moi j’ai tous les animaux du monde et je sais quessqifon les lapins. Papa il veut que j’aie des problèmes avec les lapins pour mieux raconter mes histoires. Bon, c’est un lapin qui avait un problème, alors il creusit un trou et puis une porte ….

J’aime bien trafiquer les photos de mon appareil. Je peux faire des trucs rigolos avec les couleurs et puis aussi les formes et les étoiles.

Sur le bord de la route on a vu des animaux morts. Les pauvres zanimaux ! Une faisanne, elle avait l’aile cassée sous un rocher ! Le chat de Baba aussi il est mort, comme Grand Père.

Le vent est très fort dans les « Néderlandes ». Des fois la pluie tombe si vite qu’on se cache sous une bâche comme les fantômes. Maman elle a eu si froid qu’on est allé au restaurant à midi. Papa a rien dit mais il était content aussi. De toute façon, l’hôtel c’est comme la maison mais sans la cuisine. On est obligé de faire les pâtes dans la salle de bains et moi j’ai pas le droit d’ouvrir la porte du couloir quand on fait cuire les pâtes.

Des fois on va au musée des enfants, c’est grand et on peut faire plein d’expériences et je m’amuse beaucoup mais papa et maman trouvent qu’il y a trop de bruit. Pfff, c’est juste comme à la cantine. Alors après on va au musée des grands, c’est vrai que c’est grand. On joue à trouver des choses dans les tableaux et à raconter ce qu’on voit mais les gardiens disent toujours qu’il ne faut pas monter sur les épaules de papa mais moi je ne vois rien en haut et puis qu’on est jamais au bon endroit pour dessiner. Et puis c’est trop long. C’est quand qu’on retourne au musée des enfants ?!

La nuit, c’est comme la balle qui tourne. Elle tourne, elle tourne et on arrive dans le noir de l’ombre de la lumière. Mais au Pays des éléphants, il fait jour. Papa, il m’a montré un livre qui dit que les feux chauffent la terre et que c’est compliqué quand elle a la température… Bientôt on arrive chez Papi et Mamie. Mais avant on va encore changer de pays je crois. Je vais pouvoir manger des frites et des gauffres là bas ! Mais y aura plus de moulin pour faire remonter de l’eau comme à la piscine !

Quand j’arriverai, j’aurai des cartes postales de Swann !!!!!!!!

 

 

A travers les prunelles de Zélie 1

Tous les jours on change de maison. J’aime pas changer de maison. Le moment où on plie la tente. Ça me fout les jetons. Et puis personne s’occupe de moi. Quand c est mouillé, je dois rester ici et puis là, et puis non pas là. Je comprends jamais où je dois me mettre.

Mais heureusement le matin, à un moment donné, on monte sur mon vélo vert. J’ aimerai bien mettre les doigts dans la roue, mais il paraît que c’est pas bien. La descente c’est mon truc préféré, on va super vite avec maman. Des fois je me retourne pour voir Papa, et je lui fais coucou. Et puis, Cache Cache me raconte toujours des histoires. Il est accroché au guidon grâce à ses pics de hérisson. A la montée je dois pédaler pour aider Maman. On doit pas parler ni chanter quand les adultes sont dans les montées. Aussi, il y a des plats qui montent : ça s’appelle des faux plats. Je me demande toujours si c’est un plat qui monte ou une montée un peu plate. Parce que des fois, faut que je pédale. J’aime bien quand c’est moi toute seule qui fais avancer le vélo de maman.

Les chevalS mangent de l’herbe, les moutons aussi, mais maintenant y en a plus, c’était en Norvège. De toute façon, j’ai tous les animaux du monde.

Après manger je vais dans la Charette. J’aime pas faire la sieste alors je regarde mon appareil photo. Quand il pleut Doudou et Oua-oua me tiennent au chaud et puis je me réveille et il pleut plus. Papa et Maman, ils veulent jamais s’arrêter. Encore un peu, dans 15 minutes. Est-ce que c’est long quinze minutes ? Quinze minutes, c’est long, pfff…. Mais de toute façon, j’ai tous les animaux du monde.

 

Maman, on peut rentrer dans l’école pour jouer avec les jeux ? Papa, tu es prisonnier. Maman, tu peux me pousser ? Maman, viens avec Papa faire la balançoire. Et vous avez vu mon parcours, allez Papa arrête de monter la tente pour faire mon parcours.

C’est moi qui mets la chambre. En haut c’est trop dur. C’est moi qui mets les sacs de couchage. Mais c’est trop dur de les sortir. Moi je veux dormir au milieu, mais Papa et Maman ils veulent jamais. Je dois pas toucher les bords, sinon la pluie elle rentre et on est mouillé.

J’aimerai bien avoir une voiture, comme ça on pédalerait pas dans les montées. Et puis une caravane, pour quand on est mouillé. Des fois, on va chez Miriam. Des fois elle s’apelle Kristina ou la Maman de Signe. Dans les maisons, on prend des bains. Aussi quelques fois j’ai des jouets et des doudous pour la nuit. Et puis, j’aime bien parce que je peux jouer avec des enfants. Au camping j’ai peur de jouer avec les enfants. Ils parlent pas français. Moi je sais dire Hej, Har det bra et puis thank ouille.

Papa et Maman sont des menteurs !!! Je veux la piscine !! JE VEUX LA PISCINE !!! Je vais les taper et la piscine va arriver !! JE VEUX JE VEUX VEUUUUUX, jeveuxjeveuxjeveux !

Finalement, on est allé, mais longtemps après.

Moi je fais des lettres à Swann. J’aimerais que mes lettres soient parfaites alors je veux pas les envoyer, j’ai trop honte.  On doit aller manger, alors à bientôt.